Repères impériaux
Trente-neuf règnes, usurpateurs et co-empereurs compris. Quelques semaines de pouvoir laissent parfois plus de traces qu’un long règne : ce sont ces règnes d’un été que l’on retrouve aujourd’hui en quelques exemplaires.
Une dynastie militaire née d’une guerre civile. Le denier perd la moitié de son argent, et Caracalla crée l’antoninien.
Quatre-vingt-sept jours de règne. Tout son monnayage est rare, les aurei exceptionnels.
Deux mois de règne après avoir acheté le trône aux prétoriens. Deniers très rares.
Le titre du denier tombe à 50 % environ. Monnayage abondant et bon marché, sauf pour les ateliers orientaux.
Introduit l’antoninien en 215 : buste radié, deux deniers pour un poids et demi. Première dévaluation ouverte.
Co-empereur assassiné par son frère, puis frappé de damnatio memoriae. Portraits d’adolescent, cotés au-dessus de ceux de Caracalla.
Préfet du prétoire porté au pouvoir par l’armée. Quatorze mois, monnayage limité, souvent avec son fils Diaduménien.
Revers sacerdotaux liés au culte solaire d’Émèse, distinctifs et très demandés malgré un règne de quatre ans.
Long règne, monnayage massif et accessible. Dernier grand cycle de sesterces avant la crise.
Empereurs faits et défaits par les légions, sécessions gauloise et palmyrénienne, effondrement puis réforme de la monnaie d’argent.
Premier empereur venu du rang. Sesterces au portrait dur, très caractéristiques.
Vingt jours de règne africain. Parmi les monnayages impériaux les plus rares de la période.
Trois mois de règne conjoint imposé par le Sénat. Deniers et sesterces rares, portraits sénatoriaux.
Le monnayage le plus accessible du IIIᵉ siècle. Sesterces encore bien frappés, sur flans larges.
Émissions du millénaire de Rome en 248 : série animalière, la plus collectionnée de la période.
Série des empereurs divinisés, frappée en son nom. Mort en campagne contre les Goths.
Antoniniens de poids irrégulier, souvent frappés à Antioche. Peste et invasions.
Trois mois de règne. Monnayage de la seule officine de Rome, très rare.
Capturé par les Perses à Édesse. Antoniniens abondants, argent déjà très appauvri.
Effondrement monétaire : l’argent tombe sous 5 %. Série des dieux protecteurs, très abondante.
Usurpateur gaulois, monnayage de bonne tenue frappé à Cologne et Trèves. Doubles sesterces caractéristiques.
Troisième empereur gaulois, assassiné à Cologne. Antoniniens abondants, souvent avec des restes d’argenture.
Dernier empereur des Gaules, il se rend à Aurélien à Châlons. Monnayage prolifique de Cologne et Trèves, et nombreuses imitations d’époque.
César associé à son père Tétricus I. Antoniniens de Cologne au module réduit, fin de l’Empire des Gaules.
Antoniniens de billon très communs, dont les émissions de consécration frappées après sa mort.
Frère de Claude II, quelques semaines de règne. Monnayage rare, surtout à Milan.
Réforme de 274 : flan argenté marqué XXI. Reconquiert l’empire, d’où la légende RESTITVTOR ORBIS.
Six mois de règne. Aureliani de bonne qualité, ateliers de Lyon, Rome et Ticinum.
Quatre-vingts jours. Frère de Tacite, monnayage court et rare.
Grande variété de bustes et de marques d’atelier. Terrain de collection par officine plutôt que par type.
Règne d’un an, mort en Perse. Aureliani frappés dans la plupart des ateliers occidentaux.
Fils de Carus, règnes brefs et concurrents. Monnayage peu abondant, souvent mal frappé.
Dioclétien partage l’empire entre deux augustes et deux césars, rétablit l’argent fin et réorganise les ateliers de Londres à Antioche.
Réforme de 294 : retour d’une monnaie d’argent fine. L’argenteus, frappé peu d’années, reste rare.
Nummi des ateliers occidentaux, souvent avec traces d’argenture d’origine. Revers GENIO POPVLI ROMANI.
César puis Auguste d’Occident, père de Constantin. Nummi de Trèves et de Londres.
Nummi de gros module des ateliers danubiens. Persécuteur, puis auteur de l’édit de tolérance de 311.
Vingt ans de guerres civiles avant un pouvoir unique. Le solidus s’impose pour sept siècles et la capitale se déplace en Orient.
Un an de règne dans la guerre civile tétrarchique. Nummi rares, surtout d’Aquilée et de Rome.
Maître de Rome, vaincu au pont Milvius. Nummi au temple de Roma, très reconnaissables.
Dernier tétrarque d’Orient. Nummi d’Antioche et de Nicomédie, module en baisse.
Collègue puis rival de Constantin pendant seize ans. Nummi abondants, souvent de faible module après 318.
Crée le solidus en 310, monnaie de compte pour sept siècles. Nummi tardifs abondants, aux modules très variés.