Repères
Comprendre une monnaie de cette période, c’est savoir à quel moment du bouleversement elle a été frappée. Neuf dates situent presque tout ce qui passe entre nos mains.
L’assassinat du dernier Antonin ouvre une année de guerre civile. Quatre empereurs frappent monnaie en 193 ; leurs émissions, très brèves, sont les plus rares de la période.
Caracalla crée une pièce au buste radié valant deux deniers pour environ un poids et demi. La dévaluation devient une politique assumée.
Le pouvoir se règle par l’armée. Le sesterce de bronze connaît son dernier grand cycle de frappe sous Gordien III.
Sous Gallien, l’antoninien tombe sous 5 % d’argent : un flan de bronze superficiellement blanchi. Les prix s’envolent, la thésaurisation vide la circulation.
Nouvelle pièce argentée marquée XXI, et reconquête de la Gaule et de Palmyre. La légende RESTITVTOR ORBIS accompagne le redressement.
Dioclétien rétablit l’argenteus, monnaie d’argent fin, et généralise le nummus de bronze. Le réseau d’ateliers est réorganisé de Londres à Antioche.
Le blocage des prix échoue en quelques années, mais laisse le tarif officiel le plus détaillé de l’Antiquité.
Constantin frappe une monnaie d’or au 1/72 de livre, soit 4,5 g. Elle restera stable pendant sept siècles.
La fondation de la nouvelle capitale déplace le centre de gravité du monnayage vers l’Orient, et clôt la période couverte ici.
Les monnaies correspondantes sont au catalogue en ligne.