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Denier, antoninien, argenteus, nummus, solidus

Cinq noms reviennent sans cesse sur nos fiches. Les distinguer à vue est la première compétence à acquérir, et la plus rapide.

Le denier et l’antoninien

Le denier est la monnaie d’argent romaine par excellence, autour de trois grammes et dix-huit millimètres, avec un portrait lauré. En 215, Caracalla introduit une pièce plus lourde mais pas assez pour valoir le double : l’antoninien, reconnaissable à sa couronne radiée.

Cette couronne est une convention : elle signale une valeur double. Au fil du siècle, l’antoninien perd son argent jusqu’à devenir un flan de bronze superficiellement blanchi, et le denier disparaît de la circulation.

L’aurelianus et l’argenteus

La réforme d’Aurélien, en 274, crée une pièce améliorée, que les numismates appellent aurelianus, marquée XXI à l’exergue. Vingt ans plus tard, Dioclétien rétablit une véritable monnaie d’argent fin, l’argenteus, frappée peu d’années et donc peu commune.

Le nummus et le solidus

Le nummus est la grande monnaie de bronze argenté de la Tétrarchie, large et lourde à ses débuts, puis de plus en plus petite au fil du IVᵉ siècle. C’est la pièce la plus abondante de la fin de notre période, et souvent la première qu’on achète.

Le solidus, créé par Constantin vers 310, remplace l’aureus. Frappé au soixante-douzième de la livre romaine, soit environ quatre grammes et demi, il restera stable pendant sept siècles et deviendra la monnaie de référence de tout l’Occident médiéval.