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Peser et mesurer une pièce

Le poids et le diamètre sont les deux premières choses que l’on relève. Ils ne disent pas tout, mais ils disent beaucoup, et ils ne coûtent rien à vérifier.

Ce qu’il faut

Une balance de précision au centigramme suffit pour commencer ; au milligramme, on voit mieux les écarts. Un pied à coulisse, même en plastique, donne le diamètre au dixième de millimètre. Les deux ensemble coûtent moins cher que la moindre pièce du catalogue.

Pesez la monnaie seule, sans capsule ni papier. Mesurez le diamètre en plusieurs endroits : les flans antiques sont rarement des cercles parfaits, et l’écart entre le plus grand et le plus petit diamètre est déjà une information sur la préparation du flan.

À quoi comparer

Chaque dénomination a une fourchette de poids attendue, qui varie selon l’atelier et l’année. Un denier du début du IIIᵉ siècle tourne autour de trois grammes, un antoninien de Caracalla autour de cinq, un aurelianus réformé autour de quatre, un nummus tétrarchique entre huit et dix selon la date d’émission.

Ces fourchettes sont larges, et c’est normal : les monnaies antiques étaient frappées « al marco », c’est-à-dire en découpant un nombre fixe de flans dans une livre de métal. Le poids moyen était tenu, l’exemplaire individuel non. Une pièce un peu légère n’a rien de suspect ; une pièce deux fois trop légère ou trop lourde, si.

Ce qu’un écart signifie

Un poids nettement inférieur peut venir d’une usure forte, d’une corrosion qui a rongé le métal, ou d’un flan volontairement rogné. Un poids nettement supérieur, avec un diamètre normal, interroge sur la nature du métal.

Le rapport poids-diamètre est souvent plus parlant que chacun pris isolément. Une pièce large et légère est probablement mince : soit une émission tardive au module réduit, soit autre chose. C’est le moment de regarder la tranche.